La réglementation entourant les agents de recherche privée (ARP) est-elle un mystère pour vous ? Dans le cadre des activités de sécurité privée, le CNAPS arp joue un rôle central en encadrant l’exercice de ces enquêtes sensibles. Cet article décortique son fonctionnement, ses exigences strictes, et son rôle de garant de la probité. De la délivrance des titres aux règles d’incompatibilité, découvrez les démarches concrètes pour obtenir une carte professionnelle ou créer une agence, tout en évitant les écueils juridiques. Une lecture indispensable pour comprendre comment ce dispositif protège à la fois les professionnels et le public.
A retenir dans cet article :
Le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), sous tutelle du ministère de l’Intérieur, régule et contrôle les activités de sécurité privée, notamment celles des agents de recherches privées (ARP). Ces professionnels, chargés de collecter des données pour des tiers, doivent obtenir une carte ou autorisation CNAPS après vérification de leur moralité, compétences et nationalité.
L’interdiction d’exercer simultanément d’autres activités de sécurité (surveillance, etc.) assure leur spécialisation et éthique. Le CNAPS supervise aussi les formations, instruit les demandes et sanctionne les manquements, garantissant conformité au Code de la sécurité intérieure et protection du public.
Le CNAPS et l’Agent de Recherches Privées (ARP) : Définitions et périmètres d’action
Qu’est-ce que le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) ?
Le CNAPS, établissement public administratif créé en 2011 sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur, régule exclusivement les activités de sécurité privée en France. Il délivre les autorisations nécessaires, contrôle le respect des normes légales et garantit une éthique irréprochable dans des domaines variés (surveillance, transport de fonds, recherches privées). Son site officiel centralise démarches en ligne, textes réglementaires et rapports d’activité. Depuis la loi de 1983, la réglementation évolue pour renforcer les exigences de moralité et de transparence, intégrant notamment la loi LOPPSI de 2011 et la loi pour une sécurité globale de 2021.
L’Agent de Recherches Privées (ARP) : un professionnel de l’enquête
Réglementé par le Livre VI du Code de la Sécurité Intérieure, l’ARP exerce une profession libérale consistant à recueillir discrètement des informations pour défendre les intérêts de tiers. Ses missions incluent la localisation de personnes disparues, l’analyse de fraudes ou le contre-espionnage industriel. Par exemple, un ARP peut investiguer pour identifier des fuites de données dans une entreprise ou retrouver un débiteur s’étant soustrait à ses obligations. Le Code de déontologie de 2012 exige loyauté, confidentialité et respect des principes républicains, interdisant toute méthode coercitive (article L622-24 du CSI).
Une relation encadrée : pourquoi le CNAPS régule-t-il les ARP ?
Les ARP, intégrés au périmètre des activités de sécurité privée, relèvent logiquement de la compétence du CNAPS. Cette régulation vérifie la moralité des professionnels via des enquêtes approfondies, protège les données sensibles et évite les conflits d’intérêts. L’article L622-2 du CSI interdit l’exercice cumulé avec d’autres métiers de la sécurité (surveillance, protection rapprochée). Le CNAPS délivre les cartes professionnelles après vérification des antécédents judiciaires, de l’aptitude physique et de la maîtrise des principes républicains. En cas de non-respect des obligations légales, il peut suspendre ou retirer les autorisations d’entreprise, comme le prévoit l’article L622-12 du CSI, garantissant ainsi un secteur structuré et contrôlé.
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Le rôle régulateur du CNAPS : un cadre strict pour la profession d’ARP
Le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) encadre les agents de recherches privées (ARP) en réglementant leur exercice pour garantir légitimité des pratiques, respect des droits des citoyens et crédibilité de la profession. Placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, il applique principalement le Code de la Sécurité Intérieure.
La délivrance des titres : le sésame pour exercer
Le CNAPS est l’unique autorité habilitée à autoriser les activités de sécurité privée. Deux titres sont requis pour les ARP :
- L’autorisation d’exercer, nécessaire pour créer une agence (vérifie la capacité juridique et financière).
- La carte professionnelle, obligatoire pour les agents ou dirigeants non-salariés (atteste de la moralité, des compétences et de la formation).
Toute activité sans ces titres est illégale, passible de sanctions pénales. Le Code de la Sécurité Intérieure interdit cet exercice non autorisé, avec des peines pouvant atteindre 3 ans d’emprisonnement.
Le principe fondamental d’incompatibilité
Les ARP sont incompatibles avec d’autres activités de sécurité privée. Les détectives privés ne peuvent cumuler leur métier avec le gardiennage ou la protection physique. Cette séparation évite les conflits d’intérêts.
En vertu du Code de la Sécurité Intérieure, l’exercice de l’activité d’Agent de Recherches Privées est exclusif de toute autre prestation de service relevant du champ des activités privées de sécurité.
Ce principe limite les risques de déviation dans la collecte d’informations sensibles et renforce l’éthique professionnelle.
La mission de contrôle et de sanction
Le CNAPS vérifie le respect des obligations légales via des contrôles réguliers. Ses agents examinent :
- La validité des autorisations et cartes professionnelles.
- Le respect de la règle de non-cumul des activités.
- La conformité des documents contractuels et rapports de mission.
- Les pratiques contraires à la loi ou à l’éthique.
En cas de manquement, le CNAPS applique des sanctions graduées : avertissement, blâme, suspension ou retrait des autorisations. Ces mesures assurent la rigueur d’une profession exigeante.
L’obtention des titres : le parcours obligatoire de l’Agent de Recherches Privées
La carte professionnelle d’ARP : conditions et procédure
Pour exercer légalement en tant qu’Agent de Recherches Privées (ARP), l’obtention de la carte professionnelle délivrée par le CNAPS constitue une étape incontournable. Cette démarche garantit la moralité, la compétence et la légitimité du demandeur.
La condition de moralité constitue le premier pilier. Le CNAPS réalise une enquête approfondie, incluant la consultation du Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ) et du Fichier des Personnes Recherchées (FPR). Le bulletin n°2 du casier judiciaire doit être vierge de toute condamnation pénale incompatible avec l’exercice d’une activité de sécurité privée.
L’aptitude professionnelle s’atteste via une formation reconnue, comme un titre inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Les anciens policiers, militaires ou gendarmes peuvent bénéficier d’équivalences sous conditions de validation par le CNAPS.
La nationalité conditionne également l’accès au métier. Les ressortissants français, des États membres de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen sont éligibles. Les étrangers doivent justifier d’un titre de séjour valide autorisant l’exercice d’une activité professionnelle en France.
La procédure s’effectue en ligne via le portail de téléservices du CNAPS. Le dossier inclut une pièce d’identité, un extrait de casier judiciaire, et les justificatifs de formation ou d’équivalence. Une enquête administrative complète valide le processus.
La formation : un prérequis contrôlé par le CNAPS
Le CNAPS exige une autorisation préalable pour intégrer une formation en sécurité privée. Ce document, valable six mois, est délivré après une enquête de moralité. Il permet au candidat de s’inscrire dans un organisme autorisé ou reconnu, comme les GRETA ou les universités.
Les formations reconnues incluent les diplômes inscrits au RNCP, les CQP ou les formations spécifiques validées par le CNAPS. Les anciens fonctionnaires de police ou militaires peuvent obtenir une dispense de formation initiale, sous réserve de justifier de leur ancienneté et de leur qualification (OPJ, APJ, APJA).
Les ARP doivent également renouveler leur carte professionnelle tous les cinq ans. Un stage de mise à niveau (35 heures) est obligatoire dans les 24 mois précédant l’expiration. Cette exigence assure une actualisation constante des compétences, en cohérence avec l’évolution légale et technique du métier.
En cas de refus, un recours administratif préalable obligatoire est possible devant la Commission nationale d’agrément et de contrôle du CNAPS. Ce processus prévoit un délai de deux mois pour formuler un recours contentieux devant le tribunal administratif.

Conformité et sanctions : les exigences du CNAPS et les écueils à éviter
Les motifs courants de refus d’une demande de titre
Les agents de recherches privées doivent respecter les critères du CNAPS pour obtenir leur agrément. Les motifs de refus fréquents incluent des antécédents judiciaires, un dossier incomplet ou une absence de justification de compétence.
- Antécédents judiciaires incompatibles : toute mention au TAJ peut être rejetée si les faits contrarient la profession.
- Dossier incomplet ou erroné : nécessité d’une rigueur administrative stricte, avec pièces justificatives valides (ex : diplômes valides).
- Absence de justification de l’aptitude professionnelle : diplôme non reconnu ou expérience non valable, non justifiée par un parcours professionnel.
- Manquement à l’honneur ou aux bonnes mœurs : critère élargi aux comportements, même sans condamnation, contraires à l’éthique.
Conseils pour assurer sa conformité et pérenniser son activité
Pour l’aspirant Agent de Recherches Privées, la constitution d’un dossier irréprochable n’est pas une simple formalité, mais la première démonstration de son professionnalisme et de sa rigueur.
La conformité implique une veille réglementaire, le respect du Code de la Sécurité Intérieure et des mises à jour des données personnelles auprès du CNAPS. Les renouvellements de carte professionnelle (valable 5 ans) doivent être anticipés.
Une gestion proactive des obligations, comme la diffusion du numéro d’autorisation sur les supports numériques ou papiers, évite sanctions. Le code de déontologie, intégré aux contrats, exige une conduite irréprochable, notamment en matière de confidentialité.
Les voies de recours en cas de décision de refus
Un refus du CNAPS n’est pas définitif. Depuis 2022, le recours administratif préalable est facultatif, permettant de saisir directement le tribunal administratif. Un recours gracieux au directeur du CNAPS peut être envoyé en deux mois.
Le tribunal administratif juge la légitimité du refus avec un recours écrit. Une procédure d’urgence (référé-suspension) est possible sous preuve d’urgence. Les dossiers avec mentions au TAJ ou casier B2 exigent souvent un effacement préalable.
Pour les cas complexes, un avocat spécialisé en droit administratif est recommandé. Il optimise les chances d’annulation de la décision. Les délais de traitement (24 à 36 mois) nécessitent une préparation anticipée des recours.
Le CNAPS régule les Agents de Recherches Privées (ARP), garantit un encadrement légal et éthique via titres, incompatibilité et contrôle de moralité. Il assure la spécialisation et la probité de la profession. Tout manquement entraîne des sanctions disciplinaires ou pénales, exigeant le respect du Code de la Sécurité Intérieure.
FAQ
Quelles sont les trois conditions principales à remplir pour obtenir une carte professionnelle CNAPS ?
L’obtention d’une carte professionnelle CNAPS implique le respect de trois conditions fondamentales. La première est relative à la moralité : le demandeur doit faire l’objet d’une enquête administrative approfondie, avec consultation des fichiers TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires), FPR (Fichier des Personnes Recherchées) et du bulletin n°2 du casier judiciaire. Il est impératif que ces documents soient vierges de mentions incompatibles avec l’exercice d’une activité de sécurité privée.
La deuxième condition concerne l’aptitude professionnelle, qui peut être attestée par un diplôme obtenu après une formation reconnue (CQP, titres enregistrés au RNCP, diplômes européens sous conditions d’équivalence), ou par une expérience professionnelle spécifique pour certaines catégories de personnes (anciens policiers, gendarmes, etc.). Enfin, la troisième condition est liée à la nationalité : le demandeur doit être ressortissant français, d’un État membre de l’Union européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen.
Quels sont les trois types principaux de missions confiées au CNAPS ?
Le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) remplit trois types principaux de missions qui structurent son action. La première concerne la délivrance et le suivi des titres professionnels : il s’agit de l’instruction et de la délivrance des autorisations d’exercice pour les entreprises, ainsi que des cartes professionnelles pour les agents salariés ou les dirigeants non-salariés. Cette fonction constitue le cœur de la mission de régulation du secteur de la sécurité privée.
La deuxième série de missions porte sur le contrôle et la sanction. Le CNAPS réalise des vérifications régulières sur pièces et sur place pour s’assurer du respect des lois et règlements. En cas de manquement, l’établissement public dispose d’un éventail de sanctions allant de l’avertissement à l’interdiction temporaire d’exercer. La troisième dimension des activités du CNAPS est consultative : il émet des avis sur les textes réglementaires et législatifs touchant aux activités privées de sécurité, et conseille les autorités publiques sur l’évolution du secteur.
Quelle est la signification de l’acronyme NUB au sein du système CNAPS ?
Dans le système informatique du CNAPS, l’acronyme NUB (Numéro Unique de Bénéficiaire) désigne un identifiant alphanumérique attribué à chaque titulaire d’une carte professionnelle ou d’une autorisation d’exercice. Ce numéro, délivré sous forme dématérialisée, constitue une référence administrative unique pour chaque professionnel du secteur de la sécurité privée, facilitant ainsi le suivi administratif et le contrôle de l’exercice réglementaire de l’activité.
Le NUB remplace désormais les cartes physiques traditionnelles, bien que l’employeur demeure tenu de fournir à l’agent une carte matérielle attestant de sa qualité de professionnel autorisé à exercer. Cette évolution s’intègre dans une stratégie de modernisation et de simplification administrative, permettant une gestion plus efficace des titulaires d’autorisations dans le cadre du suivi des activités réglementées relevant des compétences du CNAPS.
Dans quelle fourchette s’inscrit la durée de la formation CNAPS pour la surveillance de grands événements ?
Concernant spécifiquement la formation requise pour la surveillance de grands événements, il convient de préciser que cette activité relève d’un cadre réglementaire distinct de celui des Agents de Recherches Privées (ARP). En effet, les missions de surveillance de grands événements sont classifiées parmi les activités de sécurité privée autres que l’enquête privée, et nécessitent donc une qualification différente.
Pour les agents souhaitant obtenir une carte professionnelle spécifique à la sécurité événementielle, la formation préalable obligatoire comprend un tronc commun de 140 heures, auquel s’ajoutent des modules spécialisés. Le cycle complet représente généralement entre 170 et 200 heures selon les organismes de formation agréés, sur une période variant de 4 à 6 semaines. Cette formation inclut des enseignements théoriques et pratiques sur la gestion des foules, la sécurité incendie, les premiers secours, et l’organisation spécifique aux grands rassemblements.
Quelle est la procédure pour obtenir une carte professionnelle CMA auprès du CNAPS ?
Pour obtenir une carte professionnelle CMA (Conseil en Mise en Sécurité des Armements) auprès du CNAPS, la démarche suit un processus spécifique à cette spécialisation particulière. Tout d’abord, il faut remplir les conditions générales applicables à toutes les cartes professionnelles : justifier d’une moralité irréprochable via une enquête administrative, posséder une aptitude professionnelle démontrée par une formation adaptée, et remplir les conditions de nationalité (ressortissant français, d’un État membre de l’Union européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen).
Ensuite, il convient de suivre une formation spécifique pour les activités liées aux armes et à leur sécurité, délivrée par un organisme certifié. Cette formation porte notamment sur les réglementations spécifiques aux armes, leur manipulation sécurisée, les obligations de déclaration, et les mesures de stockage conformes. Une fois ces étapes accomplies, la demande s’effectue en ligne via le portail de téléservices du CNAPS, en joignant toutes les pièces justificatives requises, notamment les attestations de formation et les documents probants concernant les conditions de moralité.
La carte professionnelle délivrée par le CNAPS est-elle effectivement valable cinq années complètes ?
Oui, la carte professionnelle délivrée par le CNAPS a effectivement une durée de validité de cinq années complètes, soit 5 ans de validité effective. Cette pérennité s’applique à l’ensemble des catégories de cartes professionnelles, qu’elles concernent l’activité d’Agent de Recherches Privées (ARP) ou d’autres activités de sécurité privée. Cependant, il est impératif de souligner que cette validité de cinq ans est strictement encadrée par le code de la Sécurité Intérieure.
Le renouvellement de la carte professionnelle doit être sollicité au plus tard trois mois avant son expiration, conformément aux dispositions légales en vigueur. Il convient de noter que, contrairement à certains documents administratifs, la carte professionnelle CNAPS ne peut être renouvelée automatiquement. Une nouvelle demande complète doit être déposée, accompagnée de pièces justificatives mises à jour, et soumise à un nouvel examen par l’organisme régulateur.
Quelles sont les raisons principales pouvant entraîner un refus de la part du CNAPS ?
Le CNAPS peut refuser une demande de carte professionnelle ou d’autorisation d’exercice pour plusieurs motifs légitimes et encadrés par la réglementation. Le motif principal, et de loin le plus fréquent, concerne les antécédents judiciaires du demandeur. En effet, toute mention au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires), même en l’absence de condamnation définitive, peut être interprétée comme inadaptée à l’exercice d’une activité de sécurité privée.
Un autre motif de refus courant est le défaut de justification de l’aptitude professionnelle, notamment un diplôme non reconnu ou une expérience professionnelle non validée par les instances compétentes. Le dossier incomplet ou erroné constitue également une cause fréquente de rejet, soulignant l’importance d’une préparation rigoureuse du dossier. Enfin, le CNAPS peut rejeter une demande pour manquement à l’honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs, ce qui englobe des situations potentielles comme des mises en cause de l’intégrité du demandeur, même en l’absence de condamnation pénale formelle.
Comment s’articule un contrôle opéré par le CNAPS sur le terrain ?
Les contrôles réalisés par le CNAPS sur le terrain constituent un pilier essentiel de sa mission de régulation et de supervision du secteur de la sécurité privée. Ces inspections peuvent porter sur plusieurs aspects : la vérification de la validité des autorisations et cartes professionnelles, le respect de la règle d’incompatibilité entre l’activité d’enquête privée et d’autres activités de sécurité, l’examen des documents contractuels et des rapports de mission, ainsi que la conformité générale de l’activité avec le code de la Sécurité Intérieure.
Les contrôles s’effectuent généralement de manière inopinée, sans notification préalable, et peuvent impliquer la consultation des locaux professionnels, l’examen des registres obligatoires, ou encore l’entretien avec les agents. En cas de manquement avéré, le CNAPS dispose d’un éventail de sanctions allant du simple avertissement au blâme, en passant par l’interdiction temporaire d’exercer ou l’application de pénalités financières. Ces contrôles s’inscrivent dans une démarche de vigilance permanente visant à garantir la conformité du secteur aux exigences légales et éthiques.
Quels sont les documents essentiels à fournir pour une demande adressée au CNAPS ?
La constitution d’un dossier complet pour une demande adressée au CNAPS nécessite plusieurs documents essentiels. Parmi les pièces obligatoires figurent une copie recto/verso de la carte d’identité en cours de validité, une attestation prouvant l’aptitude professionnelle (diplôme, certificat de formation, ou équivalence reconnue), ainsi que des justificatifs de moralité (bulletin n°2 du casier judiciaire, extrait du casier judiciaire du pays d’origine pour les étrangers si nécessaire).
Un justificatif de domicile ou d’adresse professionnelle est également requis, pouvant être un contrat de bail ou de domiciliation, ou dans le cas d’un domicile au siège personnel, une combinaison de documents comme un titre de propriété, une facture d’énergie récente et l’accord écrit du bailleur. Pour les demandes d’autorisation d’entreprise, des documents comme l’extrait K-bis ou L-bis de moins de 3 mois, les statuts à jour, et un justificatif d’une assurance responsabilité civile professionnelle en cours de validité doivent être joints à la demande.
Article écrit par Carole Frémy, Directrice de l’agence CF Investigations.
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